La société parisienne vient d’ailleurs d’étoffer son équipe en recrutant un spécialiste des appels d’offres.

“Nous ne voulons pas nous disperser sur le plan géographique, nous préférons mettre toutes nos forces sur ce pays dans les six prochains mois”, précise Thierry Mueth. Coruscant apporte son ingénierie et son expertise du solaire et Guma ses réseaux et son label prouvant son respect d’un certain nombre de valeurs (proportion de salariés noirs…), un impératif dans le pays.Elle a créé une coentreprise, baptisée Coruscant Africa, avec le conglomérat sud-africain Guma, présent dans de nombreux secteurs, des mines à l’énergie en passant par l’aviation.L’entreprise a déjà un autre projet d’ombrière beaucoup plus important dans les tuyaux et elle s’intéresse aussi au segment des centrales photovoltaïques au sol.C’est une entreprise française, Coruscant, qui vient de terminer la première centrale solaire d’Afrique du sud, inaugurée cette semaine à Johannesburg. Un joli symbole pour cette start-up née en 2007 et spécialisée dans les ombrières photovoltaïques, même si l’installation est de taille modeste : 400 kW de puissance installée. “Le marché français est devenu très compliqué depuis le changement de réglementation, nous cherchons la croissance ailleurs”, explique Thierry Mueth, cofondateur et PDG de Coruscant et également nouveau président de l’organisation professionnelle Enerplan. Une stratégie de développement international suivie par d’autres acteurs du solaire comme récemment Fonroche.La coentreprise a remporté le marché lancé par la compagnie d’énergie Eskom – le EDF local – pour la construction d’une ombrière photovoltaïque couvrant le parking de son siège social, représentant 180 places de stationnement sur une superficie de 2 600 m2. L’installation a été construite en un temps record de quelque huit semaines.

 

Victor Sossou

En France, Coruscant va raccorder dans les prochaines semaines son plus gros chantier mené à ce jour : une installation de 5 MW sur le parking de l’usine Renault à Cléon (Seine-Maritime). En 2012, l’entreprise aura ainsi 7 MW en exploitation et vise un chiffre d’affaires de 3 M?. Deux autres entreprises françaises sont dans la boucle : les panneaux sont fournis par Tenesol (Total), qui a une usine de 100 MW en Afrique du sud, et les onduleurs par Schneider Electric.
“Nous n’avons pas dévié de notre stratégie depuis 2007 : nous sommes aujourd’hui l’une des rares entreprises françaises spécialisées dans le financement, la construction et l’exploitation des ombrières photovoltaïques. Cette expertise nous permet d’optimiser au mieux nos installations pour passer à un tarif de 26 centimes le kWh sur les petites installations. C’est un atout pour remporter les marchés”, estime le PDG.Coruscant a donc mis le cap sur l’Afrique du sud, qui a de grandes ambitions dans le solaire et a lancé une série d’appels d’offres.Impossible en effet de ne pas s’appuyer sur un groupe local pour se positionner.Cette ombrière représente un investissement de 1,2 M?. Elle produira 675 Mwh/an et permettra d’éviter l’émission de 564 tonnes de CO2 par an.Après ce premier investissement, Coruscant espère bien décrocher d’autres contrats en Afrique du Sud.

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